Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /homepages/2/d235006441/htdocs/badm/articles.php:1) in /homepages/2/d235006441/htdocs/badm/inc/includes.inc on line 148













Localisation de Babar
sur l'océan







Pierre & BABAR - Actualité
Pierre & BABAR - Archives
Actu : Liste de diffusion
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
108 Abonnés
Pour info ...
Conception - Infos
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

nouveauclign.gif Suivons Babar à la trace - Déc. : Florianopolis


Jeudi 26 novembre 2009
, je sors du bureau et commence à marcher dans les couloirs du métro quand mon téléphone sonne.
Sur l'écran, un nom : Babar Pierre, autrement dit, un appel passé depuis le portable de Pierre !
Je m'installe dans l'endroit le plus calme (mais oui il y en a !) et décroche.

C'est en effet Pierre qui m'annonce passer la pointe nord de l'île de Florianopolis et entamer la descente de la baie vers l'étroit bras de mer séparant l'ile du continent.
Là, sur ce petit espace de mer, deux ponts et de chaque côté, la ville de Florianopolis (voir carte satellite, lien ci-dessus : "Babar est là").

Pour son escale, Pierre a choisi le petit port du Yacht Club, situé juste après le passage sous les ponts, côté île, à l'est.

20091126detail_escale_florianopolis.jpg
Vue de détail de la carte satellite de la ville de Florianopolis sur Google map.


S'en suit une grande conversation sur la suite du voyage et la profonde réflexion que va mener Pierre pour savoir s'il poursuit par le sud ou s'il reprend une route nord pour rejoindre le Pacifique par Panama.


Florianopolis était une escale très importante pour Pierre.
Dans le grand voyage entamé par Lapérouse en 1785, après de courtes escales à Madère et à Ténériffe, l'Astrolabe et la Boussole tenteront un ravitaillement aux îles de la Trinité... mais sans succès. Cet archipel tenu par les Portugais est une désolation. Difficile d'accès, on leur fait comprendre que la petite garnison sur place n'a aucun moyen de subvenir aux besoins de l'expédition quels qu'ils soient ! Ces pauvres hommes ayant déjà une insuffisance de tout ... pour leur propre subsistance !

20091126detail_escale_florianopolis_laperouse_2.jpg

Voici la route de Lapérouse dans l'Atlantique sud, jusqu'à l'escale à Sainte-Catherine.
(Carte réduite des parties connues du globe pour servir au voyage de Laperouse-David Rumsey)


Lapérouse décide donc de poursuivre sa descente vers le sud et programme une escale importante pour un ravitaillement des navires en eau, bois et nourriture à l'île de Sainte-Catherine.
Suite à leur triste aperçu de l'île de Trinité, leur arrivée le 6 novembre 1785 à Sainte-Catherine sera un véritable ravissement !

Accueil très chaleureux des autorités et des habitants, mise à disposition de moyens et de nourriture. Ce sera l'occasion de recharger tout ... aussi bien les réserves en eau en bois ou en nourriture, mais également un réchauffement intérieur et humain pour tout l'équipage, bien important avant cette terrible descente vers le sud et le redoutable passage du cap Horn à venir.

Actuellement, l'île de Sainte-Catherine porte le nom de la  principale ville qui s'y trouve, assise entre l'île et le continent : Florianopolis. La région sur laquelle se trouve celle belle île balnéaire s'appelle Sainte-Catheine.

L'escale de Pierre à Florianopolis était donc une étape importante et un passage obligé dans son nouveau périple.

 

Voici quelques informations sur ces premiers jours d’escale :

« […] j’ai été plus que bien reçu. J’ai été invité hier soir au baptême d’un d’un voilier construit en 1944 du nom d’ANITA.

Je ne voulais pas venir les mains vides j’ai offert une boite de gâteaux" BABAR" à cette charmante ANITA qui avait 6 ans lorsque son père a fait construire ce joli Yacht. Après moult péripéties elle a racheté et fait restaurer ce bateau qui hier rassemblait une centaine de personnes : Cocktail petits fours et présentations. J’ai donc été sollicité par le IATE CLUBE pour participer à une régate samedi prochain : faire le tour de l’Île (plus de 24 heures pour cela) Pour m’inciter à accepter j’ai reçu la proposition suivante : la place de BABAR sera Gratuite 7 jours avant la régate et 7 jours après. Je n’ai pas refusé. Demain lundi je dois recevoir une journaliste pour une interview.

Mais cela n’occulte pas ma réflexion sur les navigations à venir. […] »


Maintenant se pose la question de la route pour rejoindre le Pacifique. Bien avant son départ, d'importantes questions se posaient à ce sujet. Pierre avait spécialement adapté Babar à ce passage difficile, avec une petite voile bermudienne pour très gros temps et en ajoutant des renforts de pavois sur l'avant et autour du roof (comme Pierre l'a vu sur d'autres bareaux, une mauvaise vague pouvant facilement détruire le pavois).
L'analyse des Pilots Charts (cartes régionales des conditions de mer et de vent basées sur des observations réelles) pour le cap Horn indiquait une fréquence des vagues de 9 mètres à faire pâlir un novice. II y a aussi l'option par le détroit de Magellan (et donc par Punta Arenas) ou le canal de Beagle (et donc par Ushuaïa).

 

PilotCharts_detail_cap_horn.jpg
Pilot Charts Pacifique sud-est : 25 à 30 % de vagues supérieures à 9 m
et plus de 80 % des vents d'O ou SO ou NO à force 6


Pierre à d'ailleurs reçu une carte numérique pour son GPS traceur contenant la totalité des cartes marines de l'Amérique du sud (envoyé par courrier recommandé il y a une dizaine de jours depuis la France), et contenant les détails des côtes de ces endroits inhospitaliers !
Cela l'a aidé à analyser la situation et à peser le pour et le contre.
Mais la grande difficulté est d'être seul à bord sur un petit bateau comme Babar.
L'autre importante question est de tenter la descente puis le passage vers le pacifique, mais de devoir y renoncer une fois sur place. Cela imposerait alors de devoir remonter vers Panama. Le temps perdu obligerait à naviguer en période cyclonique !

Je vous transmets donc le résultat de l'analyse de la situation que Pierre m'a envoyé par mail en début de semaine:

"[...] Mais cela n’occulte pas ma réflexion sur les navigations à venir.
Je pense qu’il serait difficile de prendre le risque de franchir le Horn en solitaire. Il y a plusieurs possibilités et si je tiens compte des conditions météo, les courants, la force et les hauteurs des vagues c’est une gageure que de tenter le passage au Sud.
Il y a deux autres possibilités:
Le canal de Lemaire et de BEAGLE qui offre un abri (escale intéressante à USHUAIA ) mais avec des conditions de vent et de froid très sévères.
Et enfin le détroit de Magellan.
Les instructions nautiques sont très claires à ce sujet c’est le moins difficile à franchir en période d’été austral. Mais il faut bien étudier les deux cas. Il sera nécessaire de faire des escales car il est impossible de naviguer de nuit donc il faut trouver des mouillages abrités. Les surventes appelées Williwaws  peuvent atteindre  100 nœuds  et pour prendre un mouillage il me faut passer des boutes à terre avec l’annexe, [NDLR : la côte est à flan de montagne et les fond s'enfoncent très rapidement à des profondeurs ne permettant pas de mouiller des ancres] Or en solitaire cela relève de  l’exploit s’il survient une survente à ce moment là, car ces coups de vents son imprévisibles et peuvent durer que quelques minutes.
Il me faudrait donc un équipier. En admettant que par chance je trouve un costaud qui voudra bien embarquer sur BABAR il me faudra le débarquer à Valparaiso ce qui veut dire nourriture et tout pour une vie à deux dans les pires conditions.
Mais ce n’est pas encore tout cela qui me fait réfléchir à renoncer à cette tentative .le plus difficile dans cette navigation sera sûrement la sortie du détroit de Magellan  ou bien du BEAGLE. Là les conditions de vent et de mer sont encore plus difficiles car pendant au moins 450 milles je n’aurais aucune possibilité d’abri  pour relâcher et se reposer. Des vents qui soufflent en tempête force 6 7 minimum et des vagues entre 6 et 9m le tout en plein dans le nez.

Alors je peux faire demi tour [NDLR après avoir tenté de passer par le Cap Horn ou le détroit]  mais là je suis confronté aux conditions de vents et de courants pour remonter l’atlantique. Et pour passer le canal de Panama il faut impérativement me présenter avant le mois d’avril car je risque de naviguer en saison des cyclones dès le mois de mai [NDLR : la route pour rejoindre le cap Horn est encore très longue, voir carte satellite]. Et puis il faut traverser le pacifique et arriver la aussi avant la période des cyclones.

Ma conclusion est la suivante : la sagesse, mais avec beaucoup de regrets, m’impose d’opter pour une remontée depuis Florianopolis jusqu’à la Martinique en faisant quelques escales pour me reposer car je dois avouer que
je suis assez fatigué .j’ai retrouvé une taille de jeune homme  mais pas les ans qui donnent la « gnaque » !
Je vais donc me positionner aux Antilles pour passer Panama à la meilleure époque pour arriver aux Marquises en mai puis TAHITI en juin –juillet et arriver à Nouméa en septembre octobre. "


Comme vous avez pu le lire, l'aventure continue, la sécurité et la prudence sont des éléments à prendre en compte lors des navigation dans des zones difficiles comme le grand sud, et nous ne pouvons que féliciter Pierre pour cette courageuse et sage décision.

Notre envie étant de voyager à ces côtés pour quelques années encore !

Voilà l'importante nouvelle que Pierre vous communique à tous.
Son périple sur les traces de Lapérouse continue, et comme vous pouvez le lire dans l'article suivant, l'escale de Florianopolis semble le ravir autant qu'elle a fait plaisir aux marins de l'expédition !


Date de création : 01/12/2009 21:38
Dernière modification : 16/12/2009 22:45
Catégorie : Suivons Babar à la trace
Page lue 1263 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article


Réactions à cet article


Réaction n°2 

par hobbie le 22/12/2009 19:53

Bravo Pierre,

Je ne doute pas du dilemme qui t'a animé au cours de cette reflexion pour choisir ta route future. Je pense que tu as fais le bon choix. Nous voulons tous revoir Babar mouiller aux côtés du St Michel II à Nantes. J'en profite pour te souhaiter un joyeux Noel et une trés belle année 2010.

A bientôt à La cale 2 L'ile

Jean-charles


Réaction n°1 

par JCRUN le 02/12/2009 19:32

Bonjour Pierre et la famille
Connais toi toi même, je comprend très bien ta décision de remonter par Panama, surtout seul avec un bateau traditionnel et malgré ton expérience, il y a la fatigue de l'âge et je t'approuve....
En remontant tu peux passer par les Saintes, mais à Terre de Bas, tu te fais connaître de ma part et tu sera très certainement bien reçu par les marins et pêcheur...tu dis que tu veux rencontrer Guy Ruart de la Part de Jean Claude.
Picton Castle est allé seulement une journée, mais l'équipage n'a pas débarqué sauf pour aller à la gendarmerie , mais les gendarmes ne me connaissent plus...J'en parle sur mon blog....il y a eu aussi une bataille des saintes contre les anglais et le capitaine Dan Moreland y a eu un accrochage  sur un autre bateau....on en reparlera si tu veux...
Le picton castle partira de Lunenburg au mois de mai 2010et pense revenir à La Réunion à partir de novembre 2010.....Tu as peut être des chances de le rencontrer à nouveau, c'est le 5ème voyage autour dumonde et le dernier pour Capitaine Dan(en principe);
Je te souhaite bon courage, on pense beaucoup à toi
JCrun

Leurs histoires

Fermer BABAR, côtre langoustier

Fermer Pierre - Artiste peintre Circumnavigateur

Fermer La Bataille des Cardinaux

Connexion...
 
Liste des membres Membres : 96

Votre pseudo :

Mot de passe :

[ Mot de passe perdu ? ]


[ Devenir membre ]


  Membre en ligne :
  Anonymes en ligne : 4


Record connectés :
Record connectés :Membres: 17

Le 19/04/2010 @ 21:04

Record connectés :Cumulé : 45

Le 11/08/2010 @ 00:38


Conception - Infos
BADM - La Boutique
Cliquez sur l'image ci-dessous.

100 aquarelles du tour du monde

 
Agenda interactif
^ Haut ^